Front National Alsace

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POUR UNE ECOLOGIE AU SERVICE DE L'ALSACE


L'indépendance énergétique et la nécessité de la réduction de notre consommation en carburant implique une prise en main et de l’innovation de la part des politiques dans le domaine de l’énergie. Jusqu’ici, cette intervention n’était que trop fiscale,
gestionnaire et considérée comme un alibi écologiste...


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POUR UN GRENELLE DE L'IDENTITE ALSACIENNE


Affirmer notre identité régionale alsacienne... Alsaciens nous sommes, et fiers de l'être ! Parler de bilinguisme, de langue régionale, de culture régionale, c’est d’abord parler d’identité, c’est parler de l’histoire de l’Alsace, c’est comprendre les revendications alsaciennes, son particularisme...


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Le Rassemblement de la Jeunesse Alsacienne


Tu as entre 16 et 35 ans, tu as envie de rejoindre un mouvement de jeunes qui s’engage pour l’avenir de l’Alsace, alors n’hésite pas, rejoins le Rassemblement de la Jeunesse Alsacienne (RJA). LYCÉENS, ÉTUDIANTS, APPRENTIS, SALARIÉS, CADRES… LA JEUNESSE D’ALSACE S’ENGAGE AVEC PATRICK BINDER !


 

Contrat de projet Etat-Region 2007-2013

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M. CODDERENS.- Monsieur le Président, chers collègues,

Avec ce contrat de projet, on passe des contrats de plan de la croissance nationale à la débâcle française pour la construction européenne. Un beau discours, des vœux pieux, qui cachent des coupes sombres dans les budgets et une augmentation de la part régionale pour un maintien d’actions. Mais l’heure est grave, et j’aimerais me servir de ce contrat de projet pour évoquer deux réflexions, d’abord sur la conception même du contrat de projet, puis sur la place et le rôle de l’Etat à l’heure du tsunami de la mondialisation.

1° Réflexion sur la conception même du contrat de projet

- Ce n’est pas un outil équilibré d’aménagement du territoire. C’est un outil d’application pour la compétitivité, sacrifiant définitivement le reste de gestion de bon père de famille de la nation, au profit de la politique mondiale en cohérence avec Lisbonne et Göteborg. Rappelons les trois objectifs de ces réunions : compétitivité et attractivité du territoire, promotion du développement durable, cohésion sociale et territoriale. 

Pour la compétitivité et l’attractivité du territoire :

A l’heure de la crise alsacienne, ce contrat de projet donne le coup de grâce : il passe, et il faut le répéter, de 485 millions d’euros à 298 millions d’euros pour les 7 prochaines années.

L’enseignement supérieur et la recherche, éléments phares de ce contrat passent de 89 millions en 2000 à 118 millions d’euros en 2007 . A première vue, ceci a l’air d’un vrai choix politique, financé correctement. Mais si on ajoute l’actualisation, et surtout la reconstruction de l’école de chimie, on n’a pas de quoi briser la logique infernale de la chute alsacienne. Je rappelle d’ailleurs que, d’après vos estimations, le principal pôle de compétitivité, le pôle d’innovation thérapeutique ne devrait créer à terme que 3000 emplois. Avouez que dans le contexte actuel, ce n’est pas satisfaisant. Par ailleurs, le vœu pieux de rapprocher laboratoires publics et recherche et développement privés est surtout une volonté de se couler dans le moule mondial de la recherche, où les grandes innovations et les recherches fondamentales viendront des Etats-Unis ou d’ailleurs : c’est le renoncement.

Pour la promotion du développement durable :

- Si les budgets de l’agriculture et de la forêt sont divisés par trois (26 M à 8,8 M), si les budgets pour le Massif Vosgien disparaissent, par contre, les budgets de la maîtrise de l’énergie, de la gestion de l’eau et de la protection de la biodiversité explosent. Nous assistons ainsi à un vrai choix de société pour le développement durable. Ce choix à été fait sur des critères que nous ne connaissons pas vraiment. Le réchauffement de la planète, l’environnement… que sais-je encore. En tout cas, une chose est sûre : le Groenland était une terre verte au XVIème siècle. Je ne dis pas que certaines avancées ne sont pas nécessaires, mais cette volonté politique relève d’autres choses. Nous voyons ainsi que sous couvert de rationalisme, de pragmatisme, nous avons des choix politiques qui ne sont pas lisibles tout de suite, sauf peut être pour quelques initiés qui bénéficient de l’éclairage du porteur de lumière.

Pour la cohésion sociale et territoriale :

- On a le budget de l’emploi et de la formation divisé par deux (de 17 millions à 8,79 millions) : vos amis de l’AFPA apprécieront. La culture et le patrimoine divisés par deux (14 millions à 7,5 millions) ; heureusement, deux projets tirent leur épingle du jeu : le Haut-Koenigsbourg et le Musée Unterlinden. Il n’ y a qu’une politique pour laquelle nous ne serons pas déçus, c’est celle de la cohésion sociale. Notre belle région sera toujours là pour faciliter l’intégration de nouveaux étrangers.

2° Réflexion sur la place et le rôle de l’Etat à l’heure du tsunami de la mondialisation

- Si vous signez ce contrat amputé de la moitié de ses crédits, vous ouvrez la voie à une fin de la puissance économique de l’Etat en région. Alors que l’indice boursier bat des records, que les investissements diminuent et la précarité augmente, vous faites définitivement entrer le loup libéral dans la bergerie. Dans ces périodes de doutes nos concitoyens attendent des signes, des priorités de l’Etat, mais il n’est pas au rendez-vous. C’est une trahison pour la nation.

- Aucune politique d’envergure n’est prévue pour l’arrivée des gens du « papy-boom ».Vous n’avez même pas encore de véritables projets chiffrés sur les personnes âgées dépendantes.

- Face au licenciement généralisé dans les entreprises alsaciennes aucune vraie politique industrielle n’est envisagée . Vous misez tout sur les pôles de compétitivité, qui sont, comme dirait Jacques Attali, des machines à faire des hypers-nomades au détriment des futures crève-la faim de notre société.

- Sur la santé, on reste sur notre faim.

- Ces quelques exemples montrent bien que c’est le choix de la répartition et de la décroissance qui a été fait, alors qu’il aurait fallu faire celui de la croissance positive. Aujourd’hui l’Etat n’assure même plus son rôle d’accompagnateur, on le voit, quand l’Alsace, qui avait pris de l’avance dans le ferroviaire, ne se sent plus soutenue par ce nouveau contrat de projet. On déshabille Pierre pour habiller Paul : on prend sur l’enveloppe ferroviaire pour sauver la réalisation des trams de Strasbourg et Mulhouse. On mégote sur le raccordement court de Mulhouse (TGV).

- Par contre, nous trouvons l’Etat à contre-emploi, quand il participe fortement aux installations portuaires pour favoriser le déversement des conteneurs chinois.

CONCLUSION

Aujourd’hui, l’Europe deviendrait quasiment un aussi gros partenaire que l’Etat avec, pourtant, une politique régionale française passant de 16 milliards à 12,7 milliards d’euros. Ce chiffre pourrait nous satisfaire, mais c’est en fait la logique européenne qui s’impose de plus en plus directement sur les régions. Lors du dernier référendum sur l’Europe, les électeurs ont dit non à cette politique et ils refusent de tels changements.

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