M. COTELLE.- Monsieur le Président, Mes chers collègues,
La part du budget primitif consacrée à la formation professionnelle continue va augmenter de 48 % en 2007. Cette hausse importante est essentiellement due au transfert de compétences de l'Etat à la Région, notamment en faveur de l'AFPA.
En examinant ce budget dans le détail, nous constatons que presque tous les postes sont revus à la baisse, sauf ceux qui ne concernent pas vraiment la formation professionnelle. Mais j'y reviendrai tout à l'heure…
Nous n'avons pas encore pu vraiment débattre sur les Maisons de l'Emploi, ce qui est fort dommage. Cela dit, il y a quelques points à relever à leur sujet :
- les Maisons de l'Emploi doivent s'inscrire dans la prospective sur l'emploi et les métiers ;
- elles doivent avant tout avoir un rôle de coordination entre les demandes et les offres d'emploi. Or, la diffusion de l'offre de formation a vu son budget baisser de 84 %. Même s'il y avait des économies à faire, la prospective doit se transformer en perspective pour évoluer, avec les organismes consulaires, vers un plan de carrière.
A la fin de leur apprentissage, trop de jeunes quittent les métiers à flux-tendus comme le bâtiment ou la restauration et sont indemnisés par l'Assedic, alors que ces métiers manquent de main-d'œuvre qualifiée.
Nous approuvons ce budget, bien que certains points restent à définir, comme le transfert de subvention de l'Etat à la Région concernant l'AFPA, à savoir 17.500.00 €.
L'AFPA joue un rôle important dans la formation professionnelle ainsi que dans la lutte contre le chômage. Elle suscite bien souvent aussi des vocations tardives.
Nous nous réjouissons que la VAE voit son budget augmenter de 52 %, mais nous réitérons le vœux que plus d'information soit diffusée à son sujet et que son accession soit facilitée.
Sur le parrainage, et surtout sur le Bilan Jeune, nous souhaitons connaître l'orientation qui leur sera donnée. Ils ne doivent pas être une nouvelle transition vers la discrimination dite positive, véritable crabe enfoui dans les sables mouvants du politiquement correct de la classe politique de gauche comme de droite.
Exemple flagrant : les dispositifs de ASB (Acquisition des savoirs de base) ou le FLE (Français langue étrangère) qui se retrouvent avec un budget de 29.500.000 €, véritable dispositif de la politique immigrationniste que nous condamnons et combattons. De toute évidence, ces dispositifs n'ont rien à faire dans le volet formation professionnelle et continue. Malgré cela, l'ensemble des membres de l’UMPS de la 5e commission, ainsi que sa présidente, souhaitent augmenter et compléter ce dispositif. Selon ces élus, il y aurait un vide à combler, et ils pensent le faire avec l'ASB et le FLE.
Pour nous, le vide à combler est ailleurs.
Pour ces dernières raisons et à l'instar des années précédentes de cette mandature, malgré les points et actions positifs relevés ci et là, nous regrettons une fois encore de ne pas pouvoir voter en faveur de votre budget primitif pour la formation professionnelle continue.
Nous nous abstiendrons donc. Merci de votre attention.







