Cet article n'a jamais été publié par le journal "Le Paysan du Haut-Rhin". Pourquoi? Alors que les syndicats et divers hommes politiques de droite comme de gauche se voient ouvrir les colonnes de ce journal, les articles des élus du Front National ne sont jamais publiés. En Alsace, il existe une véritable censure médiatique, un cordon sanitaire qui nous empêche de faire connaître nos prises de position.
"Si des mouvements de protestation s’étendent sut toute l’Alsace et des agriculteurs et producteurs de lait manifestent leur mécontentement c’est en partie en raison de la baisse du prix mais aussi d’une considération dévalorisante de leur métier.
Le lait dont le prix a baissé de 30% par rapport à l’an dernier représente une perte sèche de 300 € par mois par producteur (on touche aujourd’hui 0,23 € le litre vendu en moyenne 1,23 €) mais ce produit n’est pas le seul concerné par cette hécatombe. Pour la salade verte : le producteur touche entre 0,25€ et 0,35€ (batavia) par pièce alors que le prix au consommateur se situe entre 0,70€ et 1€, voire davantage.
L’asperge d’Alsace est mise en concurrence avec celle du Maroc qui a des coûts de production bien moindre. Le porc a un prix moyen payé au producteur de 1,20 € le kilo et le jambon est vendu au détail environ 12 € le kilo.
Alors, deux constats sont indéniables: Où va la différence ? Et comment sauver les revenus de nos agriculteurs dont les charges sont écrasantes et font baisser leurs revenus ? Depuis des années l’Europe nous ment en disant « les produits importés à bas coût profitent à notre pouvoir d’achat puisqu’ils sont moins chers que les produits français ».
Mais malheureusement, toutes ces importations massives ont tué notre économie et on justement considérablement fait chuter notre pouvoir d’achat. Des millions de gens ne peuvent plus vivre du fruit de leur travail et particulièrement les agriculteurs. On le constate clairement la baisse de coût obtenue bénéficie exclusivement aux distributeurs qui améliorent leurs marges au détriment des consommateurs. Pour obtenir le prix le plus faible, la grande distribution s’approvisionne de plus en plus à l’étranger, dans les pays où, les charges, notamment sociales, sont si faibles qu'elles sont parfois inexistantes.
Nous proposons : de favoriser les circuits courts de commercialisation, d’approvisionnement et de distribution. Car le secteur agricole peut être demain le 1er créateur d’emplois de notre Région. A condition que nous décidions d’investir dans un mode de production plus simple, moins consommateur d’énergie et plus respectueux de l’environnement.
Agriculteurs, commerces de proximité, restaurateurs,….. c’est une autre vision de la société que nous devons proposer. Il faut privilégier la production locale alsacienne, il y va de la survie de nos éleveurs et agriculteurs. Car, combien de temps pourront-ils encore tenir face à cette mondialisation, qui signifie la concurrence des marchés, des prix, et leur mort ?"
Patrick Binder
Conseiller Régional d’Alsace












